retour

Lettre à mon maire qui poste encore sur X/Twitter

La ville où j’habite publie encore ses actus sur X/Twitter, et le maire de cette ville le fait aussi pour sa campagne de réélection. J’ai envoyé des messages au maire, à son équipe et à l’élu de la ville en charge du numérique, pour les pousser à questionner ce choix.


Monsieur le maire,

Pour quelle raison est-ce que la ville, ainsi que vous même via votre profil propre, communiquez encore sur un site qui distribue des deepfakes pédopornographiques ?

https://www.liberation.fr/checknews/mets-la-en-bikini-comment-et-pourquoi-lia-de-x-genere-des-images-a-caractere-sexuel-sans-consentement-20260103_5PFQOVYV3RBQ3HJEGAKAPST45M/

Je vous recommande la lecture de cet article, qui montre la faiblesse des arguments en faveur d’« occuper le terrain » sur X : https://derriere-le-vacarme.com/analyse/x-et-lillusion-du-combat-en-terrain-hostile/
Y rester et communiquer par ce biais, c’est cautionner le réseau de plus en plus toxique et son directeur, multimilliardaire fasciste qui s’en sert pour diffuser ses idées nauséabondes et influencer les démocraties autour du monde.

C’est une faute politique de moins en moins pardonnable.

Je me tiens à votre disposition si vous souhaitez discuter des alternatives.

Bien cordialement,


Joachim Robert


Je vous invite, lecteurs et lectrices, à copier coller cet e-mail, au besoin le modifier, et l’expédier à vos mairies et élus locaux qui utilisent encore X/Twitter pour communiquer.

Un argument que je n’ai pas mis dans le message (je voulais faire court), c’est la baisse de fréquentation du réseau fasciste en France, qui peut contrer la remarque « il faut aller là où sont les audiences ».

Une remarque que j’ai eue sur le Fediverse suite à ma publication de cet e-mail, c’est que « ça va les pousser dans les bras de Meta ». La remarque ignore que Meta est déjà utilisé énormément pour la com pol, nombre de mairies et d’élus ont des comptes Facebook et Instagram. Et même si je n’aime pas Meta (les archives de ce carnet parlent pour moi), il faut procéder petit à petit. D’abord on implante l’idée qu’on peut choisir avec quels réseaux on va accepter de collaborer, on élimine ceux qui sont trop toxiques. Ça remet en question l’idée reçue qu’il faut être sur un réseau social précis. Après cette prise de conscience c’est plus facile de dire « je ne collaborerai pas non plus avec une multinationale qui a facilité plusieurs genocides ».

Maintenant il faut que je compile une liste des mairies qui ont abandonné des réseaux sociaux commerciaux au profit d’alternatives ouvertes et citoyennes. Si vous en avez, laissez-les en commentaire de mon post Mastodon !


Ajout le 10/01 au soir :

Liste non exhaustives de mairies et d’élus qui se sont affranchis des réseaux sociaux propriétaires



On en discute ?…

Sur le Fediverse : boitam.eu/@joachim/115870194044156037


Billets liés